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ENTONCES

 

Soltamos las hebillas (del cabello),
de a una
nos soltamos y  llega,
ultraleve, desde distintos lugares,
una música que cada vez que se despliega,
abarca el punto de partida.

(El miedo cambiado por otra obsesión.)

-Pájaros en la cabeza- habremos de oír,
habremos de reír, aún después de los Campos,
aún después del Matadero.
En la casa de citas.

(¿Cuántos años hacen falta
para hacer romántico un crimen?)

Un vestido rojo vuela por el aire.

Bárbaras somos
en este anonimato del murmullo.

Porque nos reconocemos, bailamos.
Entonces se olvida el frío.

 

Susana Szwarc
extraits de Bárbara dice:


ALORS

 

Nous libérons les épingles (des cheveux), 
une à une
nous nous libérons et arrive, 
ultralégère, de divers endroits, 
une musique qui se déployant
englobe son point de départ.

(La peur transformée en une autre obsession.)

– Des oiseaux dans la tête – devrons-nous entendre, 
devrons-nous rire, y compris après les Camps,
y compris après l'Abattoir.
Dans la maison close.

(Combien d’années sont-elles nécessaires 
pour rendre romantique un crime ?)

Une robe rouge s’envole dans l’air.

Barbares Barbaras
       nous sommes
dans cet anonymat du murmure.

Parce que nous nous reconnaissons, nous dansons. 
Alors on oublie le froid.

Susana Szwarc
extraits de Barbara dit :


 

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