1 / 2 / 3 <<  pages précédentes                                        éditions                          


SATORI

Quien pinta la luz, retrata el tiempo.
Andrei Tarkovski

A Osvaldo Picardo

 

En Plaza Mitre, al mediodía,
la luz ofrenda un vacío santo
que reposa en el rosal fatigado
de tanta lluvia soñada.
Sin embargo, un bordado de invisible tensión
vuelve frágil ese gesto emocional del verano.

En Plaza Mitre, al mediodía,
todo es sombra constelada de luz
y todo brilla.
El tiempo avanza y retrocede en el rosal:
-y siempre intriga la regularidad
de sus pequeños movimientos-
Su sueño dejó de ser una sucesión,
ahora es una situación,
como la de una ola arrebatada al mar.

 

En Plaza Mitre, al mediodía,
la realidad de la luz
es una hipótesis de la imaginación:
el tiempo muerto de un instante impersonal.

                                                               Mar del Plata, Enero 2007

 

Héctor Freire
extraits de SATORI


SATORI

Celui qui peint la lumière, fait un portrait du temps.
Andrei Tarkovski

À Osvaldo Picardo

Sur la Place Mitre, à midi,
la lumière fait l’offrande d’un vide sacré
qui se repose sur le rosier fatigué
de tant de pluie rêvée.
Néanmoins, une broderie d’invisible tension
rend fragile ce geste émotionnel de l’été.

Sur la Place Mitre, à midi,
tout est ombre constellée de lumière
et tout resplendit.
Le temps avance et recule dans le rosier :
– et toujours intrigue la régularité
de ses petits mouvements –
Son rêve cessa d’être une succession,
il est maintenant une situation,
comme celle d’une vague arrachée à la mer.

 

Sur la Place Mitre, à midi,
la réalité de la lumière
est une hypothèse de l’imagination :
le temps mort d’un instant impersonnel.

Mar del Plata, janvier 2007

 

Héctor Freire
extraits de SATORI


 

    1 / 2 / 3 <<  pages précédentes